A l’heure de la transformation digitale, alors que les métiers évoluent sans cesse, il semble évident que la formation initiale (sans remettre en cause sa qualité) n’est plus suffisante. Il est aujourd’hui inconcevable de travailler pendant 40 ans sans se former régulièrement : les spécialistes considèrent que 50 % des compétences actuelles des salariés ne seront plus essentielles dans 2 ans.
Organiser la montée en compétences de ses salariés est devenu un élément clé de la stratégie des entreprises. Autrefois perçue comme un droit des salariés, la formation professionnelle est aujourd’hui considérée comme un véritable levier de croissance, un investissement d’avenir.
L’étude menée par l’institut Elabe pour le compte du Medef auprès de patrons de PME (entre 10 et 250 salariés), montre ainsi que ces derniers ont massivement pris en compte l’importance de la formation professionnelle. 81% d’entre eux considèrent la formation professionnelle comme un levier de croissance, permettant d’avancer mieux et plus vite, et 68% la considèrent comme un enjeu stratégique pour leur entreprise.
Ces constats restent d'actualité en 2026 : les baromètres 2025-2026 de la formation professionnelle confirment la place centrale prise par la formation dans les stratégies d'entreprise, portée par la montée en puissance de l'intelligence artificielle, la pression sur les compétences et l'essor des soft skills (riseup.ai). France Compétences prévoyait d'ailleurs d'investir plus de 15,1 milliards d'euros en 2025 dans l'alternance, le CPF et la formation des demandeurs d'emploi (independant.io). Un enjeu d'autant plus stratégique que la réforme du CPF prévue en 2026, avec un budget resserré à 1,31 milliard d'euros contre 1,96 milliard auparavant, invite les entreprises à renforcer leurs propres plans de formation pour sécuriser la montée en compétences de leurs salariés.
Des chiffres qui montrent bien l’importance que les entreprises accordent à leurs plans de formation. Aujourd’hui, les entreprises, y compris les plus petites, font face à de nombreux défis : la transformation numérique, l’internationalisation, les aspirations de la génération Y, différentes de celles de leurs aînés, la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux… Ces défis imposent aux entreprises et à leurs collaborateurs de s’adapter, de se réinventer, de modifier leurs process et parfois même leur culture.
Si l’on prend l’exemple de la transformation numérique, on comprend aisément que cela entraîne, nécessairement, de se former pour développer ses compétences, ou en acquérir de nouvelles. Des métiers, qui n’existaient pas il y a 5 ans, se développent, tandis que d’autres sont en voie de disparition. De même, les outils changent constamment, entraînant un bouleversement des process des entreprises.
En plus d’accompagner la montée en compétences des collaborateurs dans un environnement en mutations profondes, il est aujourd’hui acquis, qu’un plan de formation qualitatif et ambitieux accroît la motivation des collaborateurs et augmente leur degré d’implication. De plus, ce dernier améliore significativement la marque employeur de l’entreprise qui a mis la formation et le développement de ses collaborateurs au cœur de son identité, de sa culture. Florence Poivey, présidente de la commission Éducation formation et insertion du Medef résume ainsi que « la formation professionnelle, est indispensable pour gagner en compétitivité, et sécuriser les parcours des collaborateurs tout en leur donnant les armes pour rebondir en cas de difficultés » (focusrh.com - 31/01/2017)
Si l’on veut que ces transformations ne soient pas perçues comme des périls, mais bien comme des opportunités par leurs collaborateurs, les entreprises doivent les former et ainsi s’assurer de la « mise à jour » de leurs compétences.
Parce qu'elle permet aux salariés d'actualiser en continu des compétences qui évoluent vite : les spécialistes estiment que la moitié des compétences actuelles ne seront plus essentielles dans deux ans. En investissant dans la montée en compétences, l'entreprise gagne en compétitivité, en capacité d'adaptation et en performance, ce qui explique pourquoi 81% des dirigeants de PME interrogés la considèrent comme un véritable moteur de croissance.
Elle bouleverse à la fois les métiers et les outils : certains postes qui n'existaient pas il y a cinq ans se développent, pendant que d'autres disparaissent. Les process eux-mêmes évoluent en permanence avec les nouveaux outils. Face à cela, se former devient la seule façon de développer ses compétences existantes ou d'en acquérir de nouvelles pour rester à niveau.
Un plan de formation qualitatif et ambitieux augmente la motivation des collaborateurs et renforce leur implication au quotidien. Il donne aussi aux équipes les moyens de vivre les transformations de l'entreprise comme des opportunités plutôt que comme des menaces, en les aidant à mettre à jour leurs compétences plutôt qu'à les subir.
Une entreprise qui place la formation et le développement de ses collaborateurs au cœur de son identité améliore sensiblement sa marque employeur. Comme le résumait Florence Poivey, présidente de la commission Éducation formation et insertion du Medef, la formation professionnelle est indispensable pour gagner en compétitivité tout en sécurisant les parcours des collaborateurs et en leur donnant les moyens de rebondir en cas de difficultés.